Le site de Banasa (Toponyme actuel : Sidi Ali bou Jenoun) occupe un double monticule étiré du nord au sud sur la rive gauche du Sebou, à 17 km en aval de la ville Mechraa bel Ksiri.
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Le site de Banasa et ses alentours ont probablement été fréquentés dès l’époque préhistorique et protohistorique (outils en silex, céramique modelée). Quelques amphores, des lampes à deux becs et des bijoux en or attestent la fréquentation du site à l’époque phénicienne.
Au Vème siècle ou au plus tard au IVème siècle avant J.-C., le site est occupé par des ateliers de potiers dont l’activité se poursuit jusqu’au Ier siècle avant J.-C. De ces installations artisanales dont les traces n’ont été
reconnues, à l’heure actuelle, qu’à l’occasion de sondages limités pratiqués dans le quartier méridional de la ville, sont issus des produits céramiques portant la marque d’influences phéniciennes, grecques et ibéro-puniques, mais témoignant d’une originalité locale indéniable. Les recherches récentes entreprises à Banasa ont confirmé l’importance de la production céramique et ont amplement enrichit le répertoire des céramiques banasitaines par des formes inédites.
En 25 avant J.-C., une colonie romaine portant le nom de Colonia Iulia Valentia Banasa et administrativement rattachée à la province de Bétique (Espagne), est créée à l’emplacement de la cité maurétanienne.
Au début du règne de Marc Aurèle, Banasa devient colonia aurélia, et demeure un centre florissant jusque vers 285 ap. J.-C., date à laquelle la Maurétanie Tingitane est réduite aux territoires situés au nord de l’oued Loukkos. Banasa est alors abandonnée. Toutefois les recherches récentes prouvent que des traces d’une occupation postérieure subsistent.
jeudi 25 octobre 2007
Asilah, histoire de la ville


Cité balnéaire située à 46 km au sud de Tanger, avec une vieille ville aux maisons blanches (dont les fenêtres et les portes sont peints en bleu, jaune et vert), ceinte de beaux remparts de couleur ocre construits à la fin du 15ème siècle par les Portugais.
Ville au passé tumultueux pendant plus de deux millénaires, envahie par les Carthaginois, puis par les Romains, et ayant résisté aux assauts des Normands venus de Sicile au 10ème siècle. Passa ensuite aux mains des Omeyades de Cordoue en 972, avant de tomber sous la domination portugaise en 1471 (qui vinrent avec une flotte de 500 navires et 30 000 hommes !…). Après la fameuse bataille des Trois Rois en 1578 (où le roi du Portugal trouva la mort), leur succédèrent les Espagnols, et ce n’est qu’à la fin du 17ème siècle que le sultan Moulay Ismail leur reprend la cité. Au début du 20ème siècle, Asilah deviendra le repaire de Raissouni, bandit célèbre du Rif, qui rançonnait les populations et qui sera finalement chassé par les Espagnols en 1924, qui resteront maîtres de la ville jusqu’à l’indépendance.
PS : A voir : - la vieille ville et les remparts, avec sa porte Bab Homar, percée dans une grosse tour ronde surmontée d’un écusson aux armes des rois du Portugal - le Centre Hassan II des Rencontres Internationales, qui accueille pendant le festival d’été, conférences, expositions et rencontres culturelles auxquelles participent des artistes de tout le bassin méditerranéen ; des salles ouvertes toute l’année présentent des œuvres de peintres originaires d’Asilah - le Palais Raissouni (ou Palais de la Culture), élevé au début du 20ème siècle et abritant des ateliers d’art et des rencontres internationales culturelles & artistiques lors du festival d’été - le ‘bastion’, qui domine les rochers, où l’on peut admirer, au coucher du soleil, le panorama de la vieille ville et de l’océan.
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